Fondation
Convaincu que le prêtre est l’envoyé et l’auxiliaire de Dieu sur terre, Abouna Yaacoub accueille le 4 octobre 1926, après l’inauguration de Notre-Dame de la Mer, le premier prêtre délaissé et abandonné dans un hôpital à qui se joignent par la suite d’autres prêtres, malades, et handicapés de différentes religions et confessions. Mais quand l’espace commence à manquer, Abouna Yaacoub édifie d’autres centres spéciaux pour eux. C’est à ce moment-là qu’il ressent foncièrement le besoin urgent de fonder une congrégation religieuse qui s’occupera particulièrement de ces prêtres et malades. Il lance alors son grand projet, invoquant la Providence divine, avec un petit groupe de jeunes filles Tertiaires dont il confie la formation aux Sœurs Franciscaines de Lons le Saunier. Ce groupe deviendra par la suite la Congrégation des Franciscaines de la Croix du Liban, dont la mission humanitaire est de répandre la bonté et la vertu.

À cette époque-là, Marie Elias Zougheib de Zouk Mikaël était à la tête de celles qui joignaient la congrégation. Le Père Fondateur changea son nom en Marie de la Croix, elle devint par la suite première Supérieure Générale et cofondatrice. Elle avait suivi de près le cours des projets et les avait parachevés après le décès du Fondateur en 1954. Elle continuait à gérer les affaires spirituelles et quotidiennes de la congrégation jusqu’en 1972. Il est à noter que les autorités ecclésiastiques lui avaient décerné à vie le titre de Supérieure Générale d’honneur de la congrégation.
Le 8 décembre 1930 fut considéré comme date de fondation de la nouvelle Congrégation, lorsque le délégué apostolique, Mgr Giannini, autorisa verbalement les religieuses à porter l’habit religieux à l’extérieur du couvent. Les religieuses étaient engagées à un vœu individuel non public et n’étaient pas soumises à des codes spécifiques fixes. Deux ans plus tard, en février 1932, les Sœurs de la Croix devinrent une congrégation indépendante gérant ses propres affaires. Actuellement, après des décennies, la Congrégation est constituée des religieuses réparties dans leur travail entre les couvents des régions libanaises, et transmettent également la performance de la Congrégation et ses principes humanitaires hors du Liban entre la Jordanie, l’Égypte, la France et l’Italie.

Quant aux constitutions qu’Abouna Yaacoub avait écrites avant sa mort, et les avait laissées entre les mains de ses filles pour les vivre et les expérimenter, elles ont été revues après le Concile Vatican II, à la demande de l’Église. Après une longue étude approfondie et une application permanente de son contenu, la congrégation a obtenu le décret de confirmation définitif publié le 14 septembre 1983 par le Dicastère des Églises orientales.
Mission
La congrégation atteint son but par l’exercice des œuvres de miséricorde:
- L’hospitalisation des prêtres empêchés de continuer leur ministère par suite d’infirmité ou de vieillesse;
- Le soin des malheureux, aveugles, estropiés, malades mentaux, vieillards et même des malades chroniques délaissés de leurs familles et des hôpitaux;
- Le soin et l’éducation des orphelins;
- Enfin, quand ce sera nécessaire, l’éducation dans les écoles dans les localités où les Sœurs ont une résidence et à défaut d’une autre congrégation enseignante.



Vision
- Continuer à procurer des services aux niveaux hospitalier et éducatif selon l’esprit de notre Fondateur le Bienheureux Abouna Yaacoub.
- S’engager dans l’amour, le service gratuit, et la miséricorde envers tous ceux qu’on rencontre et à qui on rend service.
- Suivre l’évolution à tous les niveaux, conformément aux normes de qualité internationales, dans le but de fournir un service digne de nos patients, de nos élèves et de tous ceux qui nous rendent visite.
- Faire des formations continues à nos médecins, à nos enseignants et à tous nos employés, et les éduquer spirituellement et scientifiquement.



Structure
La congrégation rassemble des Sœurs qui, sous la conduite de l’Esprit Saint, veulent vivre la vie religieuse franciscaine et œuvrer ensemble pour la construction de l’Église dans la charité. Elle est gouvernée par une supérieure générale assistée d’un conseil de quatre sœurs, d’une secrétaire générale et d’une économe générale; ces deux dernières sont nommées par la supérieure générale avec l’approbation du conseil. Chaque couvent est gouverné par une supérieure locale assistée d’une vice-supérieure, et d’un conseil local si nécessaire. L’autorité dans la Congrégation est un service basé sur le fait d’aider les Sœurs à découvrir la volonté de Dieu et à l’accomplir, et à vivre leur consécration dans une communauté religieuse ravivée par la Bible.
C’est pourquoi, le Chapitre Général, expression de l’unité de l’institut, détient l’autorité suprême dans la Congrégation, selon les Constitutions. Il exerce cette autorité législative par l’élection de la Supérieure Générale et des Conseillères, et par les décisions majeures concernant la vie de la Congrégation et son apostolat.

Les Supérieures générales qui se sont succédées dans la gouvernance de la Congrégation depuis sa fondation:
- Mère Marie de la Croix Zougheib 1932-1972
- Mère Marguerite Demian 1972-1984
- Mère Arzé Gemayel 1984-1996
- Mère Rita Rouhana 1996-2002
- Mère Marie Makhlouf 2002-2014
- Mère Jeannette Abou Abdallah 2014-2020
Quant au conseil actuel (2020-2026), il est composé de:
- Mère Marie Makhlouf: Supérieure générale
- Sœur Nahida Chakour: vicaire générale et première conseillère
- Mère Jeannette Abou Abdallah: deuxième conseillère
- Sœur Elizabeth Abi Hachem: troisième conseillère
- Sœur Hiyam Al-Badawi: quatrième conseillère